C'est dur de ne pas chavirer pour cet homme séduisant, qu'il soit la Mort sous le nom de Joe Black (même le nom est séduisant): calme et mystérieux, ou encore l'homme charmeur du café du coin qui drague d'une façon comme n'importe quelle fille aimerait être draguer! Même si le jeune homme du café est très attirant, je dois dire que savoir que la Mort tombe amoureux de soi est plus excitant! Cela peut-être morbide mais qui ne succomberait pas...Enfin la chance y ait pour quelque chose, ce n'est pas donné à tout le monde de rencontrer la Mort sous l'apparence d'un beau jeune homme blond!
Brad Pitt est vraiment séduisant, il n'y a pas d'autre mot...
Il était le 3ème choix de Ridley Scott pour être l'amant-gigolo de Geena Davis, Thelma. En 93, il est élu Star de demain par les distributeurs, en 94, il devient l'Homme le plus sexy du monde, en 96, il est doublement nominé aux MTV Awards. Brad Pitt est une star, de celles qui brillent haut et vite.
Pourtant il existe bien un paradoxe Brad Pitt...L'homme est beau, l'acteur talentueux (quand il travaille ses rôles). Mais notre époque ne s'intéresse qu'à l'apparence. Les scandales autour de sa nudité (Playgirl) ou les rumeurs avec son ex-fiancée (Gwyneth Paltrow) en ont fait une cible à paparazzi. Il n'a pas choisi la simplicité en se mariant avec a star de la sitcom la plus populaires des années 90-2000, Jennifer Aniston. On en oublie qu'il est avant tout un comédien caméléon. Changeant de look, passant de personnages romantiques en rôles violents ou déjantés, Pitt n'hésite même pas à faire des apparitions ou des seconds-rôles, délaissant le star-system.
Peut-être que le phénomène Pitt tient dans ce cocktail explosif que Tom Cruise n'a toujours pas réussi: respectabilité de la profession, adoration des fans (hommes et femmes), projets populaires et films un peu marginaux, un homoérotisme certain et un talent reconnu.
En 6 ans, Pitt a réussi à construire cette image. Grâce à son audace. En effet, quasiment tous ses films ont été des vrais risques. Que ce soit Seven ou 7 years in Tibet. Bien sûr, n ne peut aps en dre autant de Troy (Troie), gros péplum "successful".
Dans certains cas (Interview..., True Romance), il vole la vedette. Il a littéralement conquis son statut. Et pour ceux qui doutent du talent de Brad Pitt, revoyez le Gilliam, de loin son personnage le plus génial : il impressionne avec 12 Monkeys (L'armée des 12 singes) en contre-emploi. Il joue volontiers avec son image de beau gosse bon gendre dans des productions esthétisantes et relativement lisses, pour ne pas dire sirupeuses (River, Legends). Ca fait craquer les filles?
Finalement, ce sont dans les grosses productions hollywoodiennes qu'il est le moins à l'aise (Sleepers, Devil's own, Meet Joe Black, Troy). Il n'arrive pas à convaincre non plus dans 7 years in Tibet, film trop intérieur pour un exubérant comme lui.
Il a fallu qu'il retrouve Fincher pour s'engager dans un rôle performant, gonflé, agressif, qui mette KO ses détracteurs. Fantasme vivant. Il en était l'incarnation parfaite. The Fight Club, sans être un hit, a démontré une fois de plus qu'il préférait le risque. Ainsi, Pitt choisi un second rôle dans un second film d'un cinéaste british prometteur (Guy Ritchie, le mari de Madonna). Puis il retrouve Redford dans un hit d'espionnage pour Tony Scott, flirte deux fois avec Julia Roberts la même année (dans une comédie policière et dans un succès d'envergure signé Soderbergh). Divertissant, et à l'aise. Car Pitt est cool, qu'on se le dise.
C'est peut être ça qui le rend plus prometteur que d'autres. Un artiste sur le fil qui ose autre chose que les film à flingues, tout en étant attachant et crédible en minable gangster ou sniper de génie. Même s'il est de plus en plus enfermé, piégé par le système. Sans doute pour ne pas perdre une once de son champ de gloire, où tous les publics s'y retrouvent. Car Pitt a sur Cruise un net avantage : il semble sympa.